Killiam s'était éloignée du village quelques heures afin de recueillir quelques herbes. La chimère marchait voluptuseusement dans les grands champs, cueillant à droite et à gauches quelques plantes mystérieuses. Parfois elle reniflait quelques minutes le même brin d'herbe avant de le couper. Elle portait trois petits sacs de cuirs, l'un contenait de l'herbe à chat, le second de la menthe et le dernier des pissenlits.
La grande chimère, qui ressemblait plutôt à une humaine excentrique, continuait sa promenade en marmonant quelques chants inconnus. Après quelques heures à flâner seule, Killiam se dirigea vers la petite colline des aguets où se dressait une tourelle de surveillance. Elle s'appuya contre la tour en regardant le paysage, impassible.